Les Bodmer

             La famille Bodmer originaire de Suisse, forma avec d’autres compatriotes une petite communauté d’habitants à Barbizon, Lauderer, plus tard la famille Schaller, Schwabe par exemple, et d’autres arrivés par connaissance ou par envie de travailler, ont apporté à Barbizon une part visible du village d’aujourd’hui, plus tard aussi d’autres viendront encore, exemple, la famille Gygax.

                     Karl Bodmer le premier, né en 1834, il fit dans l’Amérique du Nord un voyage qui dura trois années, et à la suite duquel il rapporta une quantité de dessins et d’aquarelles très recherchées, ce qui fit sa renommé dans le monde artistique, puis en 1845 il vint s’installer à Barbizon, nous avons une trace visible de l’arrivée de Karl Bodmer entre le 10 mars et le 19 mars 1854 à l’auberge Ganne, on y apprend qu’il est propriétaire à Paris, certainement avec l’argent des ventes de ces croquis ramené des Amériques, après en 1856 le couple, si l’on peut appeler ainsi car sur l’état de dénombrement de Chailly-en-bière de cette année, l’on peut y voir inscrit Bodmer Karles , artiste peintre âgé de 46 ans avec un femme de compagnie, Marie Pfeifer agée de 26 ans et le premier de ses enfants Charles Bodmer agé de 1 ans, né à Barbizon le 11 Septembre 1854 à Barbizon,en présence de Eugène Antoine Samuel Lavieille, artiste peintre âgé de trente trois ans, et Charles Gragnot , instituteur âgé de cinquante neuf ans, tous ce petit monde habitant dans la rue Grande , dans un maison où ce trouve aujourd’hui Les Charmettes, juste à coté du couple Eugène Lavieille artiste-peintre ce qui explique le témoignage du voisin et très certainement ami du peintre Bodmer.!

               Nous les retrouvons en 1861 avec leur second fils Rodolphe Bodmer agé de 4 ans, né le 18 Octobre 1856 à Barbizon, enfant naturel de Anna Marie Madeleine Pfefer, née à Klein-Konigsdorf, en Prusse Rhénanne, fille de Henry Pfeifer, propriétaire âgé de soixante dix ans demeurant audit Klein Konigsdorf et de Anna Maria Meyer son épouse âgée de soixante neuf ans, en présence du médecin accoucheur et de Charles Laurent Jacque témoins majeurs sur la déclaration de Karl jean Bodmer artiste peintre, propriétaire au hameau de Barbizon, à quatre l’ancienne maison était trop petite ou bien trop vétuste, de plus Madame Pfeifer sur l’état de dénombrement est devenue Madame Bodmer, ce qui est curieux puisque le mariage à la mairie ne se fera quand 1876, le 7 Octobre à Chailly-en-Bière, les mœurs de l’époque ont fait de cette dame de compagnie sa femme illégitime.

                     En 1866, la famille s’agrandit encore avec l’arrivée d’un troisième enfant , Henri Adolphe agé de 3 ans, né à Barbizon avec comme témoin le médecin accoucheur François Caillot et Jean François Millet, artiste peintre bien connu, âgé de quarante sept ans, Lainé et de sa famille, en novembre 1867 dans la revue Revue de Paris parait cette curieuse annonce ; »A vendre à l’amiable une habitation de campagne avec grange, écurie, cour plantée de vieux arbres,3 jardins potagers avec 200 arbres fruitiers en plein rapport, le tout contenant environ 2,200 mètres enclos de murs, garnis des meilleurs fruits. La propriété est divisible en deux, ayant chacune une façade sur la Grande Rue de Barbizon, et sortie sur les champs à proximité de la forêt de Fontainebleau. Prix ; 24,000 frc. S’adresser à M. Bodmer, à Barbizon, par Chailly (Seine et Marne) », c’était la maison familliale de Barbizon qui fut racheté par M.Schaller qui construisit l’hôtel des Charmettes que nous connaissons de nos jours, Pourquoi vendre ? 1872, nous les retrouvons après l’épisode de la guerre franco prussienne de 1870, à Barbizon tous ensemble. En 1876 il manque le jeune Henri, oublié par le collecteur de données ? Chez quelqu’un, ailleurs dans une autre ville ? Allez savoir, mais revenons plutôt sur le mariage des parents le 7 octobre à trois heures en la mairie de Chailly-en-bière sont comparut les jeunes tourtereaux, Monsieur Jean Charles Bodmer, artiste peintre âgé de soixante sept ans, chevalier de la légion d’honneur né le 15 février 1809 à Efslingen Egg fils de Henri Bodmer, décéde à FeldKirch (tyrol) en novembre 1839 et de Anne Elisaberth Meier, son épouse aussi décédée à Felkirch le 19 février 1843. Avec Anne Marie Madeleine Pfeffer, agée de 47 ans, née à KleinKonigdorsf(régence de Cologne) fille de Henri Pfeiffer, décédé à Mungersdorf le 30 Octobre 1866 et de Anne Marie Meyers, décédée à Kleinkonisdorf le cinq novembre 1854, qu’il est fait état qu’un contrat de mariage à été passé chez Maître Pujol notaire à Melun le même jour avant la cérémonie, que les futurs époux veulent légitimer par ce mariage les trois enfants n é avant celui-ci ce qui est fait que les témoins présents sont ; Georges Joseph Bergeron, professeur à l’école de médecine de Paris, âgé de 38 ans, chevalier de la légion d’honneur à Paris, de Henri Schliehting, boulanger âgé de 56 ans, demeurant à Paris tous deux amis de l’époux, de Racine André Brand, propriétaire, âgé de 68 ans, à Fontainebleau et de Alfred Jean Philippe Auguste Sensier, propriétaire, chevalier de la légion d’honneur, à Paris .En 1881 c’est au tour de charles plus âgé puisque l’aîné de n’être pas inscrit sur le tableau qui se repete en 1886 mais là je pense qu’il est parti pour vivre sa voix.

 

En 1885 Karl Bodmer porte plainte contre Chaigneau dans cette plainte ci-dessous ;

DIFFAMATION, DIFFAMATION VERBALE, PUBLICITÉ, RÉUNION D’ARTISTES, CONTRAVENTION, ACTION CIVILE, COMPÉTENCE, JUGE DE PAIX, PRESCRIPTION, QUALIFICATION DES FAITS. — 2° PRESCRIPTION, MATIÈRE CRIMINELLE, ACTION CIVILE.

1° La diffamation verbale non publique constitue, depuis la loi du 29 juill. 1881 comme auparavant, une contravention assimilée à la contravention d’injure, et, comme telle, réprimée par les peines de l’art. 471, C pén. (1) (C. pén. 471, n. 11 ; L. 29 juill. 1881, art. 33).

Les propos tenus ou proférés dans une réunion du comité d’une association d’artistes constituent, non le délit de diffamation, mais la contravention de diffamation verbale non publique, les séances de ce comité n’ayant aucun caractère public (2) (L. 29 juill. 1881, art. 23, 33).

L’action civile basée sur une diffamation verbale non publique est de la compétence du juge de paix (3), et se prescrit par trois mois, par application de l’art. 65 de la loi du 29 juill. 1881 (4) (LL. 29 juill. 1881, art. 33 et 65; 25 mai 1838, art. 5, § 5),

Il importe peu que le demandeur prétende que les faits dont il se plaint constituent, non un délit ou une contravention, mais une faute civile donnant lieu à l’application des art. 1382 et 1383, C. civ. s’il suffit de se référer à l’articulation pour y reconnaître les éléments de la contravention de diffamation verbale non publique (5) (ld.).

2° La prescription en matière criminelle (spécialement la prescription de l’action civile portée devant la juridiction civile) peut être opposée en tout état de cause et même en appel (6) (C. instr. crim. 637).

(Chaigneau C. Bodmer). — ARRÊT.

LA COUR;— Considérant que Bodmer articulait, en premier lieu, que, depuis 1871, Chaigneau avait rédigé ou fait rédiger, dans

le journal le Châtiment, des articles calomnieux de nature à porter atteinte à sa considération, et qu’il s’était reconnu, devant différentes personnes, l’auteur de ces articles, et, en second lieu, que, depuis la même époque, Chaigneau n’avait cessé de le calomnier verbalement, et qu’il l’avait, devant différents membres de la Société des artistes peintres, accusé d’avoir trahi les intérêts de la France en 1870 et 1871; — Considérant que les premiers faits articulés constituent incontestablement le délit de diffamation par la voie de la presse; qu’ils sont couverts depuis longtemps par la prescription de trois mois, aux termes de l’art. 65 de la loi du 29 juill. 1881 ; — Considérant que les derniers faits constituent une diffamation verbale non publique, assimilée à la contravention d’injures, et, comme elle, punie par l’art. 471, C. pén. ; qu’en effet, la présence d’un certain nombre d’artistes n’est pas de nature à faire naître la circonstance de publicité qui donnerait à ces faits le caractère du délit de diffamation; qu’il en serait encore ainsi, lors même que lesdits faits se seraient produits dans une réunion du comité de l’association des artistes peintres, les séances de ce comité n’ayant aucun caractère public ; — Considérant que l’articulation de Bodmer n’énonce aucune date ; qu’en tous cas, les faits dont il se plaint de ce chef remonteraient au moins au 10 mars 1882, jour auquel le comité des artistes peintres a refusé de l’admettre au nombre des membres de l’association, et qu’ils sont également soumis, à la prescription de trois mois, édictée par l’art. 65 de la loi de 1881 ; — Considérant, en effet, que, si Bodmer adonné assignation à Chaigneau le 29 mai 1882,il n’a, depuis lors,fait aucun acte de poursuite jusqu’au 22 nov., date à laquelle il a signifié ses conclusions d’articulation ; qu’il a donc encouru la déchéance prononcée par la loi susvisée; — Considérant, d’ailleurs, que le tribunal de première instance était incompétent pour connaître de la demande de Bodmer, en ce qui touche la seconde partie de son articulation, la loi du 25 mai 1838, dans son art. 5, attribuant aux juges de paix la connaissance des actions civiles pour diffamation verbale et pour injures autres que celles adressées par la voie de la presse; — Considérant qu’en vain Bodmer a fait plaider que les faits dont il se plaint constitueraient, non un délit ou une contravention, mais une faite civile tombant sous l’application dès dispositions de l’art. 1382, G. civ. qu’il suffit de se reporter à son articulation pour y reconnaître;

Considérant que la prescription peut être opposée en tout état de cause et même en appel; que Chaigneau est donc fondé, en droit comme en fait, à opposer ce moyen à l’action de Bodmer; —Par ces motifs; — Infirme…; Déclare l’action de Bodmer prescrite et, par suite, non recevable, etc. Du 19 mars 1885. — C. de Paris, 6e ch. — MM. Choppin, prés. ; Martinet, subst.; Paul Faure et Jullemiér, av. les peintres entres eux n’avaient que des bons rapports !.

          En 1891 là seul deux frères se retrouvent sur l’état de dénombrement, Charles, photographe et Rodolphe, artiste peintre, les parents sont ailleurs à Paris où bien en voyage en Suisse. 1896 plus personnes, le père étant décédé le 30 octobre 1893 à Paris, mais demande à se faire inhumer à Chailly-en-bière ce qui fut fait, son atelier est mis en vente à Drout les 25,26 et 27 avril 1894, un superbe article nous fait visiter le cimetière où y est la dernière demeure de Karl Bodmer :

« A CHAILLY

A un kilomètre du village, au bout d’un chemin tournant qui prend à gauche sur la grande route, est le cimetière on y arrive ainsi en traversant une futaie d’arbres immenses, à travers lesquels on aperçoit les alignements réguliers des sapins sombres.

Auprès du mur d’enceinte, un quartier de roche éboulée à une époque sans doute préhistorique émerge du sol, et se creuse en une sorte de vasque où de l’eau séjourne, et cela semble un bénitier placé à l’entrée du champ de repos, comme à la porte d’une église.

Un porche dans lequel est scellée une grille de fer à panneaux pleins jusqu’à moitié, montre, dans le milieu de son cintre, un écusson grossièrement sculpté au temps, jadis, les .armoiries desseigneurs ̃d’autrefois ̃ une hache d’armes dont la lame est formée d’une main vue à plat, les doigts allongés.

Dans le cimetière, divisé en quatre carrés égaux par deux routes larges avec, en leur milieu, une grande croix de fer, les tombes sont alignées sur trois et quatre rangées, un petit sentier laissé libre au long du mur deux grands caveaux seulement se distinguent en forme de chapelles, l’un disposé comme une crypte où mènent des degrés scellés dans le sol.

Soigneusement entretenues, décorées d’une profusion de perles et de souvenirs sous verre en des cadres, presque toutes entourées d’une grille de fer peinte en blanc, les tombes ont ou la croix de pierre ou la dalle ordinaire: pas de colifichets prétentieux de sculpture, pas d’ornements à profusion, non plus d’inscriptions ampoulées et emphatiques il règne là une simplicité égale à celle des mœurs mêmes du village, et l’on ne sent partout que l’expression juste d’une douleur sincère, un culte pieux rendu aux morts.

Dans des médaillons, çà et là, des photographies ici une jeune femme dont le sourire-stéréotypé Semble étrange en ce lieu, là un garçon de vingt ans, a la figure maigre, des yeux déjà agrandis par la fièvre, et dont la tombe riche est entièrement couverte de couronnés, de verroteries contenant des sujets de porcelaine, le tout dans une tonalité blanche qui, de loin, fait croire à la sépulture récente d’une vierge enlevée à la fleur de l’âge;

A côté de maîtres de poste inconnus, ou oubliés, de bourgeois retirés deux artistes célèbres reposent des blocs de rochers qu’enserrent des rameaux tortueux de lierre et au long desquels poussent des houx, et sur la pierre.principale ces seules lettres tracées en caractères simples

THEODORE ROUSSEAU

PEINTRE

Une grande pierre, que domine une croix à laquelle des couronnes sont accrochées et sur laquelle on lit ;

JEAN-FRANÇOIS MILLET

« PEINTRE «

NÉ LE » 4 OCTOBRE 1815

A GRÉV1LLE-KAGUE (-MANCHE)

MORT LE 20 JANVIER I875

A BARBIZON •

Auprès, à l’ombre d’arbres verts plantés, symétriquement, .une longue inscription indique le tombeau de là, famille Sensier, –Alfred Sensier, l’ami et le biographe des deux-peintres.

Les sépultures-pauvres sont presque toutes au fond du cimetière, en descendant la grande avenue du milieu: des tertres tassés avec simplement une croix de bois noir où le nom de l’enseveli est peint entre des larmes grossièrement dessinées là aussi sont les tombes abandonnées dont la place même.disparaît sous un enchevêtre- ment d’herbes et de ronces, une sorte de fouillis pittoresque qui empêche de lire les inscriptions et qui voile de verdure ce qui reste de nous ici-bas un nom et c’est là un dernier asile qu’on désirerait, dormir inconnu dans ce’petit cimetière de village où l’on voit se diriger pieusement le dimanche les vieilles femmes courbées par l’âge, dévotes respectables de leurs chers défunts, et où dans le grand calme ami per arnica siïëniia de la campagne, le repos éternel doit être plus

C’est là qu’on a conduit doux qu’au sein des cités tumultueuses…mercredi dernier le pauvre vieux peintre Karl Bodmer à l’époque où les artistes avaient organisé dans les bureaux des Annales politiques et litteraires une tombola au profit de l’artiste et de sa femme, j’ai longuement parlé de lui aux lecteurs de la Patrie, j’ai évoqué son talent prestigieux de naturiste, j’ai narré mes souvenirs personnels alors qu’à Barbizon je connus Bodmer déjà malade, presque aveugle et sans ressources. A l’annonce de sa mort j’ai voulu décrire son dernier asile, celui qui lui sera moins cruel que ne lui fut cette terre.

MAURICE GUILLEMOT.

Figure 1 tombe de Karl Bodmer à Chailly en Bière

Sa veuve meurt en 1903.

Quand aux enfants, nous trouvons la trace du photographe Charles Bodmer, par exemple, il est décoré du mérite agricole pour avoir collaboré à tous les concours généraux agricoles depuis 1884. Nombreuses récompenses dans les expositions et concours. Chevalier le 7 janvier 1895 pour ces photographies animalières dans des publications ;la Revue universelle de 1904 y porte des photographies d’animaux de Charles, un livre Le concours beurrier de Rouen (30 mai – 2 juin 1907) publié par la société centrale d’agriculture de la Seine Inférieur, agrémenté de 31 photographies dudit Charles, en 1914 dans la revue La Terre des photographies de Charles sont reproduites, des moutons,en 1919 des reproductions de tableaux sont incluent dans le livre Le style moderne ; l’art de reconnaître les styles de Émile Bayard éditions Garnier frères(Paris), en 1920 une trace de lui par des photographies de percherons dans le journal l’Agriculture Moderne du 06/1920. Nous savons que Charles meurt en 1934.

Rodolphe le plus connu à Barbizon du fait de sa vie pittoresque nous est livré par André Billy dans son livre Les Beaux Jours de Barbizon ; il nous parle de Rodolphe fils peintre comme sont père des animaux de la forêt de Fontainebleau mais avec une tendance plus terre à terre, il préférait les chasser, de plus en braconnant, l’hôtel des Charmettes jusqu’à une époque pas très éloigné de nous avait une collection de tête de cerf sur ces murs !Il vivait de tous et d’un rien, surtout d’un rien ! Une ardoise énorme à cette hôtel l’avait obligé à se déssesir pour mettre en gage son portrait, ses fusils, un grand couteau de chasse, ainsi qu’un morceau de peau de sanglier avec ses poils, où M. Rouveyre écrivit ; « fragment de la barbe de Théodore Rousseau », les visiteurs pour la plupart en voyant cela se figuraient effectivement avoir entre les mains une relique du grand peintre, Un tableau, un philosophe lisant de Rembrandt, dont l’auteur nous dit qu’il a vu le même à Bruges ne laissait personne se faire prendre, mais un rentoilage au premier empire le rendait plus intéressant, le clou de cette collection étant une coupe florentine en bronze. Tout cela servant de garanti pour les vingt-cinq mille francs d’ardoise en breuvage de tout genre, peut de temps avant sa mort, Rodolphe vendit le tableau pour treize mille francs, aussitôt il loua une voiture chez M. Delouche et parti faire le tour du village payer une partie de ces dettes. En 1907 il avait encore fier allure, Haute taille, grandes jambes, voix profonde, accoutrement de coureur des bois, son logis était à l’avenant, une maison de la misère situé à une extrémité du pays presque dans les bois, que l’on appelait les Chimères, il habitait aussi Paris où il amenait ces chiens les derniers qu’on lui connaît Diabolo et Domino, attendaient patiemment le retour de leur maître dans les longues soirées parisiennes. André Billy nous apprends que pendant la première guerre il passa avec Rodolphe à Barbizon un hiver dans une maison, l’Abri qu’il gardait, les sangliers venaient les soirs piétiner jusque sous les fenêtres !Une autre anecdotes l’affaire Landru battait les premières pages et les discussions des bars , André Billy avec d’autres amis eurent l’idée de faire croire qu’un cadavre en rapport avec cette affaire venait d’être découvert en forêt de Fontainebleau pour y attirer la presse parisienne et permettre à notre Rodolphe de tenir son parterre de journaliste avec de temps en temps un verre pour se rafraîchir le gosier, un mot dans un journal et se fut la ruée, Rodolphe dans sa trop grande éloquence éventa le canular et l’affaire ne dura point assez longtemps, une heure avant sa mort il réclamait son apéritif se qui fit dire de lui qu’il était philosophe et très courageux , il est enterré à Barbizon .

Figure 2 Rodolphe Bodmer à Barbizon

Son frère Henri Bodmer, lui aussi porté sur les animaux par atavisme parentale écrivit un livre remarqué et connaisseur sur le braconnage, en 1901,qu’il dédicace à Jean Follin sont meilleur ami, ou les espèces animales sont détaillées et les types de chasse y sont expliqués avec forces détails, il a dû être conseillé voir accompagné par son frère Rodolphe, pour y avoir inscrit tout ces histoire de braconnage et la vie de la faune grande ou petite de la forêt,mais le reste de son histoire personnel nous est inconnu à ce jour.

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